CHOIX - BOYCOTT - ANTICIPER L'IMPREVISIBLE
En tant que consommateurs, nous avons tous les jours la possibilité de nous exprimer à travers nos dépenses. A qui voulons-nous transmettre notre argent qui est de l'énergie ? C'est un POUVOIR ENORME encore sous-estimé par les consommateurs bien qu'ici et là des initiatives arrivent à nos oreilles.
Exemple du boycott d'une célèbre marque française de biscuits à l'occasion de licenciements importants tandis que la société affichait de confortables bénéfices. La société a dû rapidement prendre des mesures pour expliquer ses décisions et promettre des aménagements devant l'importance du mouvement de boycott.
De plus en plus de consommateurs (dont je fais partie) boycottent les sociétés fabricants des produits de beauté pratiquant des expérimentations (en fait des tortures abominables) sur nos amis les animaux. Une liste de ces sociétés existe et nous y trouvons des entreprises très connues dépensant des fortunes en publicité. Voir l'excellent site vivre sans manger les animaux regorgeant d'informations.
Soyons vigilants sur la composition des produits alimentaires (attention aux colorants et autres additifs, pesticides, aliments génétiquement modifiés...), il suffit de lire attentivement les étiquettes et ne pas se précipiter systématiquement sur les produits les moins chers.
Il a été prouvé que manger biologique n'est pas plus onéreux au bout du compte car si les produits coûtent effectivement un peu plus cher, leur valeur nutritive et bien plus importante et leur consommation moindre, sans compter des incidences positives sur la santé.
Chacun doit aussi prendre conscience que l'achat d'un produit à bas prix peut signifier l'exploitation d'enfants ou d'adultes dans des pays pauvres. Consciemment ou inconsciemment, nous cautionnons donc de telles pratiques en ne regardant que le prix !
Notre argent part aussi souvent dans des multinationales sans âme pour qui le profit est le seul leitmotiv alors que des commerces de proximité ferment tous les jours, ce qui augmente le chomage, et dépeuple les campagnes et les petites villes.
Dans une grande ville américaine, une mutinationale s'est installée dans le domaine de la restauration rapide. Il n'y eu aucune violence, aucune manifestation, aucune dégradation et pourtant, au bout d'un an, la multinationale a plié bagage de la ville, en ayant assez de perdre de l'argent, jour après jour. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement parce que les habitants de cette ville ne sont pas venus consommer dans cette multinationale qui faisait concurrence à des commerces locaux plus humains, plus diversifiés, et l'argent reste dans le circuit local.
L'espoir pour une
évolution de la conscience humaine
tient dans les actions
de chacun, chaque jour.
Les idées sont faites
pour être vécues.
Alors, faisons un
geste.
Vérifions le pouvoir de consomme-acteur que nous avons.
La semaine internationale sans télé : 7 journées pour décrocher.
Lancée à linitiative de la Media Foundation à Vancouver, la semaine internationale sans télé s'est déroulée du 22 au 28 avril 2001. Cette manifestation est relayée en France par les associations "Brisons nos chaînes !, Résistance à lagression publicitaire et Casseurs de Pub". Les Français regardent la télévision, en moyenne, 3 heures 20 par jour. Les associations appellent donc à une réflexion sur les phénomènes de dépendance, dassociabilité, de passivité engendrés par ce média. " Alors que lhumanité touche aux limites physiques de la planète et met sa propre survie en péril, choisirons-nous une vie de téléspectateur ou dacteur ? " interroge lassociation écologiste "Casseurs de Pub".
Pourquoi ne pas essayer la semaine prochaine ? Comment vous sentez-vous ? En manque, plus vivant, plus acteur que spectateur ?
Comment ne pas se faire surprendre par l'imprévu ?
Est-ce que le citoyen urbain pourrait survivre si toutes les commodités modernes venaient à disparaître ? Ceux qui ont passé leur vie dans un environnement urbain feraient bien de faire des recherches et de mettre en place quelques scénarios « au cas où » avec leurs familles. Lhabitation en zone urbaine contient rarement les nécessités de base pour survivre. Si les robinets ne fournissent plus deau, si l'électricité est coupée, s'il n'y a plus d'approvisionnement en essence et en fuel ? (plus de circulation en voiture, plus de chauffage central). Si les supermarchés et commerces ne sont plus approvisionnés en nourriture ? Si les communications téléphoniques et internet ne fonctionnent plus ? Il est temps de considérer cette question essentielle avec logique et de sorganiser. Il y a d'excellentes sources dinformation - livres et magasines - sur lorganisation de la vie autonome à la campagne. Il serait sage de réfléchir aux priorités et peut-être de déterminer les différents choix à faire en ce qui a trait aux éléments à acquérir et à entreposer pour un usage ultérieur. Par exemple, un générateur électrique indépendant, des réserves d'eau potable, des graines à faire germer qui prennent peu de place et fournissent des protéines à peu de coût, une cheminée avec une bonne réserve de bois, des petits poèles d'appoint, des couvertures de survie, des moyens de transport alternatifs, ne serait-ce qu'un vélo, un peu d'argent liquide car en cas de crise il sera peut-être difficile de récupérer son argent, surtout si les systèmes informatiques tombent en panne. Ce ne sont que quelques pistes à compléter au cas par cas. J'ai vécu une coupure d'électricité de 5 jours au Québec, en France il y a eu des blocus de dépôts d'essence, il y a eu aussi la grande tempête de décembre 1999 et cela donne à réfléchir...
Il ne faut pas confondre la vigilance et la prévoyance avec la peur. Comme la fourmi et l'écureuil font des provisions pour l'hiver, en toute sérénité, l'homme avisé peut anticiper des conditions extrèmes, sans les souhaiter, au contraire il pourra tendre la main et aider les cigales moins prévoyantes grisées par le miroir aux alouettes de la société de consommation où tout est à portée de main mais où peu peuvent se débrouiller par eux-même en cas de coup dur...